Quelques observations en forme de mots
-Mexico s'éveille: ca sent le café américain, la viande grillée sur un camping gaz, à hauteur de pots d'échappement, l'aftershave bon marché et le mascara que les coquettes se posent sur les cils dans le bus, entre deux arrêts, armées d'une cuillère en guise de recourbe-cils.
-les petits bonshommes verts au niveau des passages piétons ne marchent pas, ils courent.Vous avez 5 secondes pour traverser l'avenue et éviter les taxis-coccinelles verts qui se fichent éperduement des priorités à droite (puisqu'ici on ne passe pas son permis de conduire, on l'achète pour quelques pesos).
-on se laisse emporter par la foule:
en métro: aux heures de pointe, des flics armés jusqu'aux dents invitent les mexicaines à fuir la mixité en s'engouffrant dans des wagons réservés
en métro-bus: là, des télévisions rouges pendues au plafond vous apprennent à réparer une chasse d'eau
en bus "pessero": un gamin au volant, un petit jésus sur une croix en plastique pendu au rétro, de la salsa à fond, vous gueulez plus fort que la musique pour signaler votre arrêt, n'importe où et on vous lâche sans arrêter l'engin de peur qu'il ne redémarre plus.
-la rue: tacos, parfums de fruits exotiques et de gasoil, décibels: klaxons mélodiques, hurleurs de rue à qui aurait un besoin urgent de flotte en bidons de 10 litres, de gaz, de guimauve ou de journaux, cireurs de pompes au sens propre, aveugles qui vendent des CD piratés de musique traditionnelle dans le métro.
-sur les marchés on trouve de tout: prises, accessoires pour les cheveux, pins, magazines à la gloire du ballon rond et des blondes siliconées, cables électriques, Cd vierges, posters, fringues des années 80, drapeaux,vernis à ongles,tissus bariolés,chips épicées,etc.